16 avril 2016

* Club * Le second No Comment

Isabelle et Alain, aujourd'hui aux commandes du Taken, ont tenu le No Comment, au n°38 rue de Ponthieu, avant sa reconversion en boite de nuit.
Au n°59, l'équipe du Rituel Foch ouvre un nouvel établissement, en reprenant le nom No Comment. C'est à la fois un club libertin au sous-sol, un restaurant et une boite de nuit à l'étage.

http://nocomment-club.fr/


Y aller, se garer : 
Dans un quartier très fréquenté, mieux vaut viser les parkings, ou utiliser le voiturier ( vendredis et samedis soirs ).

Accueil :
Très sympathique, c'était une sortie de groupe, l'organisateur avait prévenu de notre arrivée, nous étions attendus.

Déco : 
Une décoration classique de clubs libertins années 2010 : rouge, noir, léopard, velours, lumières tamisées. Mais assez minimaliste. Décevante comparée à ce qu'était la déco baroque très travaillée du premier No Comment.

Piste de danse :
De belle taille, la piste est entourée de miroirs et de banquettes. Malheureusement la musique m'a semblé être la même toute la soirée, sans morceaux connus ou originaux. Les basses sont trop mal réglées à l'entrée de la piste, nous avons du quitter les banquettes à cet endroit là.

Coins câlins :
C'est le point fort, et l'élément central du club. Ils sont grands et ouverts, très inspirants pour des jeux pluriels. Ils seraient parfaits si les boites de préservatifs et de mouchoirs étaient accrochés aux murs, plutôt que posés sur les matelas.

Douche :
La zone sanitaire devait déjà exister avant la création du club il y a quelques mois ( peut-être que cette adresse était déjà une boite de nuit avant ? ). Et n'a pas du être rénovée... Verrous des toilettes de droite qui ne ferme pas. Cuvette écaillée dans ceux de gauche. Lave-main bouché. Fils électriques qui pendent sans ampoules dans la pièce coiffure-maquillage face à la douche. C'est lamentable.

Bar :
Une conso par personne est comprise dans l'entrée au club. Ne souhaitant pas boire d'avantage, je n'ai pas regardé la carte proposée.
Je n'ai pas vu de " petit grignotage " que j'apprécie d'habitude en milieu de nuit, comme des petits bonbons, ou des morceaux de fruits à picorer.

Restaurant :
Je n'ai pas testé le restaurant.

Clientèle :
En dehors du groupe avec lequel j'ai fait cette soirée hier ( un vendredi ), il y avait 2 ou 3 couples dans le club. Impossible de juger le style de clientèle d'un club aussi vide.
La clientèle de la boite de nuit à l'étage au dessus du club libertin est dans le style habituel des boites de nuit branchées du triangle d'or. " jeunes beaux et riches ", fils-à-papa et minettes hautaines. Portant des regards dédaigneux sur la clientèle du club libertin.

Ambiance :
Pas d'ambiance faute de clients. Les 2 ou 3 couples n'ont fait que croiser leurs horaires de passage dans le club.
Je ne prends pas en considération l'ambiance du groupe de la soirée organisée, elle ne dépend pas du club, et aurait été la même ailleurs.

Points positifs :
Les coins câlins, qui me semblent être les plus grands que j'ai visités sur Paris. Les jeux pluriels qu'on peut y imaginer sont sans limites !

Point négatifs :
C'est que je ne trouve pas d'autre point positif que la grande taille des coins câlins...


Mais dans tout le négatif, je retiendrai ce mot, cette insulte, de la serveuse : NORMAL.
Explication :
Vers 3h30, il restait une petite dizaine de personnes, tous du groupe de la soirée organisée. Nous étions dans et autour du grand canapé du couloir, à papoter.
La serveuse est arrivée avec nos cartons de consommations à la main. Et nous a dit :
" J'ai vos cartons, je vous raccompagne, c'est club normal maintenant ".

Les libertins, ces " anormaux " donc !, sont priés de vider les lieux, pour laisser la place à la clientèle de la boite de nuit, qui poursuit sa soirée commencée à l'étage, en descendant au club libertin.

Quelle élégance du club envers sa clientèle libertine !

Et pour compléter la soirée, c'est en récupérant nos sacs et manteaux qu'on découvre le vestiaire payant, ce qui n'est pas annoncé sur le site du club. Et très rare : le vestiaire payant est une pratique de boite de nuit, pas de club libertin.

Y retourner ? :
no comment...



Pour retrouver ce qu'était le premier No Comment, j'ai suivi Isabelle et Alain au Taken, je vous le recommande.

Visions croisées de personnes également présentes à cette soirée :
Miss-Flo :  http://libertinement-flo.fr/2016/04/16/no-comment-ou-le-non-lieu-du-libertinage/
Mr Nouveaux Plaisirs :  http://www.nouveauxplaisirs.fr/decouverte-no-business-libertinage/19305#comment-7120

8 mars 2016

La surprise

Ce texte m'est confié par une personne adorable, que je suis heureuse de compter maintenant parmi mes Amis libertins. Elle aime mettre par écrit les moments forts qui ne s'oublient pas. Comme cette soirée où nous nous rencontrions pour la première fois. 

C'est une soirée qui fait suite à sa rencontre avec F., surnommé " petit chat " pour elle, " Lapin Goormand " pour moi, il s'y fait je vous rassure ! Une rencontre publiée en deux parties, une histoire de chambre d'hôtel, et de langue...
Et d'un premier trio grandement mené avec un invité :  H., qu'elle raconte ici. ( j'en serais presque jalouse ! )

F. et H. m'avaient parlé avec tant d'enthousiasme de cette personne, que je n'ai pas été étonnée de recevoir un mail de sa part, peu de temps après leur soirée.
Voici son récit.








Une grosse pause libertinesque, associée à une envie de faire plaisir à mon gentil amant (celui qui m'a offert mon premier trio ô combien sulfureux pour la néophyte que je suis) me poussent à rendre à celui que j'appelle mon petit chat, la monnaie de sa pièce. 
Du désir, du plaisir, du bonheur partagé et des orgasmes. 
 
La libertine en herbe que je suis a-t-elle la capacité (j'allais écrire "les couilles") d'organiser une soirée haute en couleur et en charme, une sortie de route (pour moi tout au moins) digne de ce nom? L'envie de faire plaisir et de me faire plaisir est la plus forte et je m'y attelle vaillamment. 
 
Je contacte Camille, amante de longue date du petit chat, et je lui explique ce que j'envisage. Bien que je ne la connaisse pas du tout, elle est adorable avec moi et me prodigue moult conseils. Quid de la jalousie larvée entre femmes libertines qui se partagent les mêmes amants? Ce n'est absolument le cas ici et nous devisons comme de vieilles copines. Elle est partante tout de suite, je lui précise que je ne suis absolument pas bi, et je sais qu'elle non plus. Nous envisageons ensemble différentes possibilités de scenarios, et de lieux. Le tout tombe lamentablement à l'eau pour cause de contraintes familiales.
Pas grave, nous gardons l'idée dans un coin de cerveau. Deuxième loupé deux semaines plus tard, je ne suis pas disponible...

La troisième tentative est la bonne. 
F et moi avons rendez-vous pour la soirée dans un de ces apparts hotels que je trouve extrêmement bien conçus, jolis, discrets et de bon goût. Il prend la réservation et je demande à ma complice d'un soir si elle est disponible. Le timing est un peu serré, mais on va y arriver me dit elle. Elle est ma surprise, mon cadeau pour lui, elle le connait si bien! 
Emportée par mon élan (et aussi pour satisfaire ma gourmandise et celle de Camille) je contacte également le charmant et ô combien doué jeune homme qui fut ma surprise à moi lors de ce premier trio. Il est aussi un des amants de Camille. H est partant, je trépigne...

Les choses se mettent en place, je sais que nous ne pouvons passer qu'une excellente soirée. Nous mettons ensemble au point la logistique: que manger? que boire? L'appétit des corps, c'est bien , celui des estomacs, ce n'est pas mal non plus. Chacun y va de sa petite contribution, foie gras maison, blanc liquoreux, tartes salées, salade et pâtisseries sont au menu.
 
Jour J, je prépare mes affaires avant d'aller au travail. Lingerie, bas, hauts talons.. 
Mais j'oublie les-dits talons chez moi et du coup, j'y repasse pour les récupérer. 
Tant que j'y suis je prends une douche. F est dingue de ma peau, alors je triche un peu en la rendant encore plus douce avec de l'huile sèche, je retouche mon make-up, je me fais de grands yeux, et je laisse ma bouche nue.

Je pars, je suis en retard, Camille aussi. Je fais trainer un peu F à son bureau le temps que tout le monde arrive. Je suis la première, je récupère les clés de l'appartement, je contacte mes complices pour leur indiquer l'endroit. 
Ils arrivent l'un et l'autre, je connais déjà H qui file sous la douche, Camille arrive ensuite, elle est aussi sympa qu'en ligne. Elle pourrait être une copine dans ma vie ordinaire. C'est aussi une libertine bien plus expérimentée que je ne le suis. C'est mon premier quatuor et sa facilité à se mettre nue devant moi pour aller prendre sa douche me désarçonne un peu, puis je me dis qu'après tout, nous serons tous nus très bientôt, alors je fais comme elle et j'enfile ma lingerie, mes bas et mes talons sans (trop de) gène.
 
Nous voilà tous les 3 prêts, F est sur le chemin. C'est assez comique ces deux filles en lingerie et cet homme (qui a l'air stoïque pour le moment ) qui papotent dans le salon comme si de rien n'était !
Comment faire? J'ai très envie de masquer F pour le faire frissonner. Camille s'installe sans culotte les jambes grandes ouvertes sur le lit. Il va devoir la reconnaître au toucher, à la léchouille ! Quant à H, il se planque dans le placard de la chambre, pour ne rien perdre du spectacle.

Un SMS, ça y est F arrive ! Tout est en place, et je lui ouvre la porte. Il est beau et pimpant comme à son habitude, son sourire me remue les tripes et je fonds quand il m'embrasse et me dit que je suis belle.
 
Il se débarrasse de son manteau, je lui pose mon masque sur les yeux, et je le déshabille dans le salon. Il est perplexe, et j'entends presque les engrenages de son cerveau tourner les uns sur les autres. Il se demande à quelle sauce il va être mangé..
 
Je souffle la phrase fatidique à son oreille, celle qui m'avait fait lâcher prise lors du trio qu'il m'avait organisé, et pour lequel je n'étais pas au courant : "Est-ce que tu me fais confiance ?"
Il répond que oui, alors, je le prends par les deux mains et je le guide à reculons dans le couloir, puis dans la chambre. L'adrénaline pulse dans mes veines et je découvre ce plaisir inédit : donner, faire plaisir, surprendre, offrir à l'autre.
Dans la chambre, Camille est là, toujours offerte, elle me sourit, je lui fais un clin d'œil en retour. 
 
J'installe F à quatre pattes sur le lit, je me colle contre lui, et je guide sa langue vers la vulve de ma complice de ce soir... Je lui parle, je lui dis de la lécher... Il sait que ce n'est pas moi, puisque je suis collée contre son dos. Il met quelques coups de langue, il a l'air ravi. Il doit penser que je suis dingue, je suis quasiment certaine qu'il a reconnu sa maîtresse de longue date. Il lèche encore...
 
Je lui demande s'il veut voir, et lorsqu'il acquiesce, je lui ôte son masque.
Il est ravi, quel homme ne le serait pas dans sa situation ? Il me dit que je suis folle d'avoir organisé ça, qu'il est trop content.
C'est le moment que je choisis pour lui dire que ce n'est pas tout et pour faire coulisser la porte du placard... Tout le monde éclate de rire!
Je suis ravie, la surprise est complète.
 
La suite... C'est une magnifique soirée, une de celles dont je vais me rappeler très longtemps. Une de celles dont le souvenir et l'adrénaline vont me transporter des jours et des semaines. Je ne suis pas une vraie libertine, je n'ai pas l'habitude de ce genre de choses, et la rareté de ce genre de rencontre suffit à nourrir mon imaginaire pendant très longtemps.
Du sexe à quatre, pas de deux plus deux, puisque personne n'est en couple avec personne, mais un vrai quatuor. Des images qui vont me hanter longtemps.
 
Moi allongée sur le dos avec la queue de F dans la bouche, pendant qu'H ôte mes talons, glisse sa langue sur mon clitoris et ses doigts dans mon intimité, tandis que lui même se fait sucer par Camille.
Cette double fellation dont H rêve que Camille et moi lui offrons.
Camille et moi, tête bêche sur le lit, en train de nous faire lécher, et de jouir de concert.
Moi prise en levrette par H, qui me plaque la tête sur le lit, alors que je suce F.
Moi, prise en cuillère par F, avec H qui me titille le clitoris, ou qui me cache les yeux ou qui tient ma gorge ou mes mains.
Camille à califourchon sur H, moi qui regarde. 
L'orgasme violent qui me secoue à tel point que j'en pleure, lorsque je me masturbe le clitoris avec un vibro tandis que F, me doigte furieusement.
La jouissance de F, alors que je suis assise sur sa bouche, et que Camille  le suce avec ardeur et technique.
Des câlins, des baisers, des rires... Et un foie gras d'anthologie !!
Un retour chez moi tard dans la nuit, le corps et l'esprit repu. Le cerveau à l'envers, dévastée de plaisir, remplie de gratitude pour tout ce partage.
 
 
 
 
 

 


 
 
Je remercie l'auteure de m'avoir confié son texte, ainsi que sa confiance pour la réussite de cette surprise.
Et je les remercie tous les 3 pour ces superbes moments passés ensemble, à accompagner notre amie dans sa découverte du libertinage. L'équipe était belle ce soir là !

10 octobre 2015

Une nouvelle saison prometteuse

Un titre de teasing, pour vous éviter un énième article d'excuses d'avoir été si feignasse et de n'avoir rien publié depuis longtemps. Certains d'entre vous s'en sont étonnés, inquiétés même. Une confusion avec une autre bloggeuse portant le même prénom que moi a également troublé certains amis. Qu'ils se rassurent : tout va bien. Ces derniers mois ont été très riches, tant pour mon libertinage que pour ma vie " verticale ".






J'ai déménagé cet été, me voici maintenant dans mon propre chez-moi. Je goûte, avec un plaisir démesuré, aux joies de cette indépendance. Des petits rien qui me sembleront insignifiants dans quelques temps, mais qui me font sourire rien qu'en y pensant. Comme sortir sans serviette de la salle de bain pour aller au placard prendre mes vêtements. Un petit rien... mais qui m'a paru extraordinaire les premiers jours !
J'ai apprécié préparer mes cartons de déménagement, si je vous assure ! Sûrement parce qu'il y en avait relativement peu.
J'ai beaucoup aimé faire mes achats de déménagement, meubles, accessoires, première courses personnelles au marché...
Et maintenant il ne me reste plus que de la décoration à finir, suivant l'inspiration et les coups de coeur dans les boutiques. Et quelques pièces faites maison, des années de couture pour les costumes des écoles de danse sont bien utiles. J'adore !







Un plaisir bien plus important de cette indépendance est de pouvoir recevoir mes amis. Mes amis libertins en particulier. Faire l'amour chez soi ( presque ) aussi souvent que le faire ailleurs. Comme un retour à une espèce de normalité, qui m'était quasiment inconnue jusqu'à maintenant.
Je n'ai pas encore inauguré mon appartement lors d'une soirée libertine. Mais avec un invité, il me plaît beaucoup !
Mon amant préféré y prend déjà ses marques. Il a pris possession du tiroir " homme " de la salle de bain. Ce qui nécessitera un autre article, car cela fait peur... Il a d'avantage de produits que moi !



Cette nouvelle saison promet donc de belles soirées " home made ".
La rentrée en club après la pause aoûtienne se passe très bien.
Le Bal des Princesses 2015 arrive le mois prochain.
J'ai croisé quelques fois dans Paris le Bistronome. Ce restaurant dans un bus qui parcours la ville de nuit. J'aime beaucoup l'idée pour commencer la soirée ! Mais les avis du net sont assez contrastés. Et se mélangent avec d'autres " resto-bus ", difficile d'avoir un avis objectif. Si quelqu'un peut éclairer mes papilles ?





Chambre " Luxure " de l'hôtel Vice Versa.




Paradoxalement c'est au moment où j'emménage dans mon chez-moi que je m'intéresse d'avantage aux nuits à l'hôtel. L'exotisme, le confort d'un grand lit, l'impression d'être en vacances en plein Paris et n'importe quel jour...
Je n'ai toujours pas testé de soirées libertines en l'hôtel. De peur que par manque de discrétion nous soyons interrompus par un hôtelier mécontent... Je sais qu'avec des précautions, le risque est faible. Et que de nombreux libertins sont très satisfaits de leurs soirées en hôtel. Feignasse je vous disais en début d'article ^^ Mais c'est en projet !
En attendant le Lapin Goormand et moi profitons des hôtels à deux. Ce qui permet de repérer ceux qui seraient les plus discrets et adaptés pour une future soirée libertine.

Au passage petite pub pour les sites lastminute.com, agoda.com et vente-privée.com, où sont proposés de chouettes hôtels à prix réduits.



Et vous comment se passe votre rentrée ? Quel sont vos projets libertins pour cette nouvelle saison ?
( que je vous pique vos idées ^^ )





18 mai 2015

La Madame du jour

Des mois, voir des années que je suis quotidiennement le site Bonjour Madame, qui publie chaque jour une photo d'une femme. Quelques fois des danseuses, sublimes.
Je vous partage la Madame du jour.



4 novembre 2014

Des Bougies au Secret Square


C'est un jour férié du mois de mai que le Lapin Goormand et moi avions choisi pour fêter son anniversaire. La journée lui était consacrée. Nous avions, presque naturellement, décidé de passer notre après-midi aux Chandelles. Notre espace de vie libertine favori depuis longtemps déjà.



Je dois avouer qu'ayant tardé à prendre la plume pour raconter cette journée, je n'ai plus de souvenirs précis de cet après-midi. Sans aucun doute à notre goût, comme d'habitude, et illuminé par son fabuleux metteur en scène. Mais est-ce cette fois-ci que nous avons battu le record de cousins tombés du matelas ? Ou que le Lapin Goormand s'est fait enlever par une amie dès l'entrée sans avoir le temps de prendre un verre ? Ou que ce couple d'italiens nous a confié avoir vécu le premier orgasme en club de madame ? Je ne sais plus...

Je me souviens par contre d'avoir du hâter notre départ. C'est que nous étions attendus...







J'avais depuis longtemps entendu parler du Secret Square. Certainement depuis que j'avais découvert le Chochotte, en m'intéressant aux cabarets plus intimistes et érotiques que les grandes revues telles que le Lido.
Les récits de bloggeurs ( Maïa Mazaurette, Palaume ), et un reportage m'ont décidés : cet endroit avait de grandes chances de nous plaire. Et surtout de plaire au Lapin Goormand. Mes interactions féminines se résumant à des fou rires complices, lui saurait apprécier les danseuses d'une toute autre manière.

Je décide de garder le programme de notre soirée secret. Lui demandant juste de prévoir une chemise de rechange, au cas où celle de l'après-midi en club serait froissée, victime de nos ébats. Ainsi qu'une cravate. Pour l'élégance, croit-il...
En quittant le club, je rentre l'adresse mitoyenne du Secret Square dans le GPS, de peur que la modernité de l'appareil ne fasse apparaître à l'écran le nom de l'établissement qu'il aurait reconnu, et gâche mon effet de surprise. Nous roulons, approchant de l'objectif le haut-parleur annonce notre arrivée " dans 100mètres ". J'invite le Lapin Goormand a regarder de l'autre côté de la rue, pour voir apparaître l'établissement. Surprise réussie, il ne s'attendait pas à cette idée, et semble ravi.







Demi-tour, voiturier, lourde porte, nous voilà dans le hall d'entrée du Secret Square. Du rouge, du rose, du doré, des lumières tamisées, un divan, un vestiaire où pendent des manteaux, la ressemblance avec les Chandelles est amusante à constater. Les mots d'accueil de l'ouvreuse nous remettent dans une optique de restaurant-cabaret. Une vérification de ma réservation, une explication du fonctionnement des danses personnalisées, puis une invitation à descendre prendre place dans la salle principale nous ouvre la soirée.



Le grand escalier débouche sur le côté du bar. Face à nous le plus grand des deux podiums, entouré de banquettes et fauteuils. Plus loin l'espace restaurant, articulé autour d'un plus petit podium. la décoration est dans le ton du hall d'entrée, auquel s'ajoutent les jeux de lumière des podiums. L'ambiance générale me plaît beaucoup, c'est élégant, sans aucune vulgarité, ce qui était ma principale appréhension d'un spectacle érotique.
Mais la salle est vide, seuls quelques serveurs et serveuses sont au bar. C'est normal, nous faisons l'ouverture en suivant l'heure indiquée sur le carton de réservation. L'ambiance est chaleureuse par son décor, mais froide à la fois par sa très faible occupation. Ce n'est pas inquiétant, la soirée ne fait que commencer.









Nous sommes idéalement placés à une table permettant de voir les deux podiums. Les fauteuils sont astucieusement montés sur roulettes, pour s'orienter facilement vers le show que l'on préfère. Bien que très gourmande, et généralement affamée après un long moment libertin, je délaisse la carte pour guetter l'arrivée des danseuses. Le spectacle ne commencera malheureusement qu'en seconde partie de soirée, une fois le dîner presque achevé. Nous dînerons donc sans spectacle, mais en musique et  animés de nos papotages habituels, insatiables bavards. Je suis agréablement surprise par la qualité du dîner et par le choix varié de la carte. Mais déçue du placement de notre table, qui se trouve être juste devant l'ordinateur de commandes des serveurs. Ils y font tous leurs aller-retour, et y papotent de la pluie et du beau temps quand aucun client ne sollicite leur service.


La salle se remplit doucement. Deux couples, deux amis masculins, et un groupe de jeunes hommes au restaurant. Puis une dizaine d'hommes et un couple autour du podium central. C'est peu pour la taille de l'établissement, mais c'est un des fameux ponts du mois de mai où Paris est bien calme.

 

Si je me souviens bien, nous commençons le dessert quand la soirée est lancée au micro du bar. Les danseuses descendent dans la salle principale, et la traversent, passant lentement devant les clients, en guise de présentation. Elles sont toutes de blanc vêtues. J'apprécie beaucoup cette harmonie dans leur présentation. Mais je remarque vite quelques détails qui m'étonnent un peu.
Certaines paraissent très jeunes. Je ne doute pas du sérieux de l'établissement à ne pas employer de mineurs pour un spectacle érotiques. Mais à les voir ce n'est pas évident. Et je me sens presque... déplacée,  de regarder, non, disons le clairement, de déshabiller du regard, des femmes qui ressemblent à des jeunes filles.
Je remarque également que, derrière leurs plastiques de danseuses parfaites, sous leurs costumes sexy, sur leurs talons vertigineux, certaines semblent s'ennuyer, sans sourire. Fatiguées ou blasées, je ne sais pas.
Je chuchote mes impressions au Lapin Goormand qui les partage. Nous concluons que les danseuses les plus agréables sont celles qui dégagent de la sympathie, un sourire.






Le micro annonce les pseudos de deux danseuses, et celles-ci prennent place sur les podiums. Le spectacle commence. Les danseuses s'enchaîneront, toutes les 5 à 10 minutes environ. Certaines tenues ne me plaisent pas, faisant trop " sex shop ". Mais les danses elles ne sont jamais vulgaires. Plus où moins lentes ou sportives en fonction des danseuses, c'est toujours beau et impressionnant à la fois. Elles finissent généralement par un strip tease. Et là j'ai un doute : intégral ou pas ? Je crois que les strings ou shortys sont gardés, l'intégral étant réservé aux danses privées.
Je savoure le spectacle, sans oublier le thème de cette soirée : l'anniversaire du Lapin Goormand. Et son cadeau : le ticket de danse qui m'a été discrètement remis à l'entrée, et que j'ai caché dans mon soutien-gorge. Tout un symbole pour celles qui connaissent le Lapin Goormand...


Évasivement je l'interroge, lui demandant quelle danseuse il préfère. Une question difficile. Elles lui paraissent à la fois attirantes. Mais aussi inaccessibles par leur statut de danseuses, leur jeunesse, et leurs goûts certainement peu portés sur leurs clients, encore moins leurs clients " en couple ". J'en reste à cette réponse évasive, le spectacle continue.


Le micro annonce alors Wendy, une des danseuses qui avait retenu notre attention par son sourire et sa bonne humeur communicative. Il précise qu'il s'agit là d'un show déguisé et humoristique. Ma curiosité est piquée : est-ce que ce sera comme les scènes humoristiques du Chochotte que j'avais beaucoup appréciées ? C'est effectivement le cas. Wendy arrive au podium en trottinant sur ses talons. Elle est déguisée en écolière, et porte des couettes au dessus des oreilles. Des couettes... le fantasme ultime du Lapin Goormand ( désolée lapin je casse le mythe... mais rassurez-vous, il est très fréquentable, et surtout il ne porte pas de couettes ).
C'est décidé, le show-personnalisé-d'anniversaire ce sera Wendy. Après son passage en écolière, je prétexte d'aller me rafraîchir, pour demander au bar si elle accepte notre ticket de danse. Je lui explique au passage que c'est pour mon ami, qui a aimé son air espiègle d'écolière pas sage.







Je reviens à notre table, suivie quelques instants plus tard par Wendy, qui en revêtant sa robe blanche a malheureusement perdu ses couettes... mais pas son regard coquin ! Elle demande au Lapin Goormand de reculer son fauteuil de la table, pour lui ouvrir un espace de danse entre ses genoux. Je sens les regards des autres clients sur notre table. Mais je ne crois pas que le Lapin Goormand y prête attention. Il faut dire qu'une sublime jeune danseuse sexy est en train de lui lisser sa cravate, le félicitant pour son élégance. On lui pardonnera son trouble de l'attention passager.
Une nouvelle musique démarre, Wendy commence son show. De plus en plus tactile, la cravate y trouvera toute sa place. Je lis dans les yeux du Lapin Goormand sa difficulté à garder ses mains sur son fauteuil, face au show de Wendy, surtout quand assise sur ses genoux elle vient déposer du rouge à lèvre sur sa joue, ou lui faire effleurer son sein. J'apprécie les regards complice qu'elle me lance, peut-être contente de voir une " conjointe " souriante, ce qui ne doit pas toujours être le cas dans ces établissements très masculins.


Le show de Wendy se termine trop vite, nous l'applaudissons, et reprenons le fil du spectacle des podiums. La soirée est bien avancée, il est plus de minuit. Les danseuses s'assoient régulièrement à notre table, engageant la conversation. C'est intéressant de parler de leurs impressions sur le podium, de leur secrets de danseuses. Elles sont contentes d'avoir un " couple " détendu et souriant, ce qu'elles me confirmeront, n'est pas toujours le cas. Nous nous amusons de la timidités de certains clients en enterrement de vie de garçons. De " grands ados " qui n'osent pas recevoir une danse personnalisée devant leurs copains, intimidés par la proximité de cette femme, à la veille de leur mariage. Il y a également ces hommes d'un certain âge, qui viennent régulièrement, toujours apprêtés avec raffinement, et sans jamais oublier de petits présents pour les danseuses. Ces hommes que les danseuses apprécient, parce qu'ils savent se tenir face à elles, aussi bien en salle qu'en salon privé. Portant sur elles un regard plus bienveillant qu'excité.


Les danseuses n'en n'oublient cependant pas de nous proposer d'autres danses personnalisées. Ce qui devient un petit peu insistant malgré nos refus.







Des bougies d'anniversaire sur une verrine de fraises fraîches, un dernier verre, la salle accueille quelque nouveaux clients quand nous partons vers 2heures du matin.


Je suis satisfaite de cette surprise d'anniversaire. Écrire ce récit plusieurs mois après me permet de confirmer que le Lapin Goormand l'était également : nous en parlons encore. Le " ne bouge pas, j'appelle Wendy " est devenu une blague récurrente entre nous, pour faire se dresser les oreilles du Lapin et capter son attention ( n'y voyez pas de sous-entendu, bande de pervers ! ).



Je vous recommande le Secret Square, entres amants, amoureux, ou amis. Pour dîner, ou prendre un verre autour du podium principal. Nous y retournerons sans hésitations.

Un grand merci à Wendy !





Le site du Secret Square.