29 novembre 2010

Suivez le guide ! ( bis )

Je m'amuse toujours autant à porter cette casquette de " guide ", lorsque je fais découvrir un club que je connais à des amis qui eux y vont pour la première fois.

J'ai eu la chance plusieurs fois de découvrir un club très bien accompagnée. Des visites guidées s'accompagnant d'anecdotes " voici l'alcôve avec le lit rond, c'est ici que nous... ", ou autre " tient je me souviens sur cette piste de danse... ".
Visites agréables, instructives, parfois amusantes même !


J'ai donc voulu moi aussi jouer à la " guide " ( une ancienne visite guidée ici ).


C'est comme ça qu'il y a une dizaine de jours, nous sortions à 4 amis aux Chandelles. Ils souhaitaient découvrir le club, en période mixte (+++), mais pas le soir par obligations parentales. Nous avons donc opté pour un vendredi en début d'après-midi, où, presque par miracle, ils avaient tous les 3 pu faire coordonner leurs emplois du temps.

Cette date, l'unique possible avant noël, trouvée difficilement, nous a sourit ! L'après-midi fût excellente.




Arrivés les premiers à l'ouverture, j'ai pu commenter ma visite guidée à voix haute sans déranger personne.

Un verre, une table réservée au lounge juste à côté du bar, 4 amis à qui il tardait de se revoir...il nous a rapidement fallu déménager vers un lieu interactif ( copyright © Libertango ) plus adapté !



Pendant que nous...heu... nous retrouvions ( comme c'est chastement dit n'est-ce pas ? ), la clientèle arrivait. Malheureusement 2 de mes amis ne pouvaient rester trop longtemps. Assez pour se " retrouver ", mais trop peu pour avoir le temps de profiter d'autres clients.

Nous les avons donc raccompagnés, à la fois enthousiastes de cette première visite, et déçus de ne pouvoir rester plus longtemps.

Et sommes redescendus, mon accompagnateur et moi, continuer cette après-midi, curieux de rencontrer les personnes que nous n'avions fait qu'entrevoir ou croiser pendant notre jeu à 4.



C'est en redescendant que je me suis rendu compte du monde présent. Une fréquentation largement au dessus des après-midi habituels. J'y ai compté le double de clients ! Mais c'était aussi ma première visite un vendredi, je n'y étais allée que les autres jours de la semaine jusqu'ici. Et il parait logique que le vendredi soit plus fréquenté, avec l'approche du week end, les clients doivent pourvoir libérer leur emploi du temps plus facilement.


Trio FHH, pluralité, GB, nous avons l'embarras du choix. Nous opterons pour une sorte de " GB de trios ", quelques trios à la suite les uns des autres, invitant à chaque fois un nouveau partenaire pour jouer avec nous.



Il est déjà 20h... Nous sommes en retard.
Mais le bar est si attirant... Nous ne pouvons y résister.



20h05 ( oui je suis rapide et j'aime ça, c'est pratique ^^ ) nous sortons. Il fait déjà nuit, et c'est en riant que nous quittons Paris !

20 novembre 2010

Film recommandé

La mode télévisuelle actuelle est aux documentaires ou reportages " libertins ", une dizaine recensés cette année. Quand ils ne sont pas catastrophiques, ils comportent de graves erreurs, des jugements arbitraires du journaleux, ou un amalgame de choses très différentes, voir contradictoires.
Parfois on a la chance de trouver quelques minutes d'interviews de libertin, du vrai, du vécu, mais qui reste très personnel, une explication parfois intéressante, mais qui n'est pas la voix libertine universelle ( chose que le reportage ne précise jamais ).
Quelques analyses de " professionnels du sujet " ( sexologues, anthropologues, etc...).
L'occasion de visiter de l'intérieur des clubs libertins, mais souvent les mêmes.
Et de " voir " concrètement ce que font les libertins dans un club. Malheureusement les caméras focalisent toujours sur la danseuse sexy à la barre, ou sur le duo lesbien... les images les plus vendeuses ! Mr et Mme tout le monde en " simple " plan échangiste avec Mr et Mme commun des mortels, c'est tellement moins vendeur...

Donc plutôt que de s'abrutir l'esprit d'idioties de ces reportages...
De subir la mauvaise image donnée des libertins ( et surtout des libertines, ces chaudasses...)...
De constater les faux conseils donnés aux novices, nous les propulsant dans les clubs libertins, au péril de leur couple mal renseigné ( mais ils l'auront cherché, on ne se lance pas en club libertin juste suite à un malheureux reportage ). Au péril aussi de l'ambiance des clubs, qui deviennent des discothèques ou des saunas naturistes, remplis de touristes, sans la moindre envie de sexualité plurielle.




Je vous propose plutôt de l'imaginaire et du rêve, par un très beau film : La Princesse de Montpensier, actuellement dans les salles.

Ce film ne parle pas de libertinage, mais plutôt de liberté.
La Princesse aime Henri, mais un mariage est arrangé avec un autre homme par leurs familles respectives. Elle fera tout pour se libérer de ce mariage forcé, et retrouver Henri. Tout en se protégeant du roi et de son précepteur, fous amoureux d'elle, voulant l'empêcher de retrouver Henri, et cherchant à prendre la place de son mari.

Scénario assez classique d'amours interdits, mais je suis toujours aussi émue par ces destins de femmes.

Un film que je recommande donc à tous, des passionnés d'Histoire aux adeptes de films romantiques.
Un film qui m'a rappelé ( mais en bien ! sans impression de plagiat ni d'ennui du déjà-vu ) :
la Reine Margot, pour l'époque historique.
et Marie-Antoinette, pour la scène de bal masqué.

Toutes 3 des mariages forcés, des amants interdits, et une fin malheureuse pour les amoureux.
Toutes 3 des femmes de caractère, n'aspirant qu'à une chose : être libres. Libres avec celui qu'elles aiment.

( des beaux mecs à moitié nu se battant en sueur au péril de leur vie, du sexe cru sans être porno, des robes somptueuses , des scènes de bal féeriques, bon ça c'est mon côté nunuche cinématographique, mais j'assume )



+ =

14 novembre 2010

Une vanille au donjon


Depuis plusieurs jours que je ressasse cet article, ne trouvant pas l'inspiration ni l'idée salvatrice, il est temps de me jeter à l'eau, et de parler, brièvement, de cette sortie, plutôt que de continuer à la taire.




Cette après-midi aux Goûters du Divins Marquis, au sein du club BDSM Cris et Chuchotements, était prévue depuis au moins 4 ou 5 mois ( il faut bien ça pour faire coordonner 2 emplois du temps parfois ). Attendue avec impatience, pensée et repensée, imaginée d'une dizaine de manières différentes, et presque redoutée ( 1h avant l'ouverture ^^ par principe, pour ajouter du piment ).



Difficile de décrire cette première sortie dans un club BDSM, difficile de parler de ce que l'on commence à peine à découvrir ( je n'y connaissais rien, mais alors strictement rien il y a 4-5 mois, et j'ai eu peu de temps pour me renseigner sur ce très vaste sujet, juste du temps en supplément pour m'assurer que j'avais bien envie de cette sortie ).
Les récits érotiques ne sont pas du tout mon fort, et je me rends compte ces derniers jours que les descriptions de jeux BDSM non plus...


Je pensais prendre la voie de la flemmardise, me disant qu'une photo résumerait le long discours que je n'arrive pas à écrire.
Mon problème est que ma seule photo-souvenir de cette après-midi est un clin d'oeil à un ami : moi en mode " soumise " ! ( mes excuses pour la qualité de la photo...)





C'est vrai que c'était sympa cette croix de St-André... mais dans les jeux BDSM ( rappel de cet acronyme : Bondage et Discipline, Domination et Soumission, Sadisme et Masochisme ) le " discipline " me plaît le plus... surtout si c'est à proximité d'un miroir, pour un contact visuel interposé, plus énigmatique, plus profond ( oui je vais chercher ça loin je sais... ).

Cette après-midi fût donc une découverte de plusieurs jeux BDSM, grâce aux équipements variés proposés par le club, au concours d'autres clients, et aux idées du staff.

J'ai confirmé mon caractère de " switch " : mon goût pour la permutation ( soudaine, inattendue, surprenante ! ) des rôles au cours des jeux.

De quoi faire enrager mon ami et accompagnateur, qui n'est pas habitué à jouer avec des... insoumises.

Une bonne solution pour réconcilier tout le monde ( avant de se taper dessus, pour de vrai ^^ ), faire appel à un, non des amis, et la suite... et bien il y a un lit dans ce club... plus qu'à nous inventer un jeu D/s-ement sexuel avec nos invités, et là il ne faut pas me demander 2 fois de jouer à la soumise ! :-)


A refaire ! Il me reste des accessoires à tester, des scénarios à inventer et mettre en pratique, et bien sûr des personnages BDSM ( bien plus que des personnes ) à découvrir, et à connaître au cours d'un jeu.



Merci M. pour cette belle après-midi.