22 octobre 2017

Les Festins de Sardanapale


Je vous avais évoqué ici un souvenir de ma première soirée organisée par Laslo Sardanapale, les soirées " Embrassez qui vous voulez ", basées sur la stimulation de nos
5 sens.






Laslo Sardanapale lance un second concept : les Festins de Sardanapale. Chaque mois, autour d'un dîner, les convives écoutent un intervenant qui anime la soirée, puis se rencontrent, et plus si affinité...
Cette première édition se déroule au bar-restaurant pour couple la Divine Alcôve, privatisée pour l'occasion, et ouverte à tous. L'intervenant s'appelle Jacques-Olivier Liby, président du Prix de la Nouvelle Érotique.

C'est avec ma super-copine-de-sortie Avant Tureuse que je me rends à cette soirée. Nous découvrons la Divine Alcôve, et retrouvons Laslo avec plaisir. On se sentirait presque à la maison en retrouvant des amis et connaissances qui participent eux aussi à cette soirée, l'auteur Clarissa Rivière, la chanteuse Mlle A et son mari, la journaliste Flore Cherry, le photographe Ressan, la chanteuse Julia Palombe. Nous découvrons avec plaisirs les autres participants, qu'ils écrivent, lisent, ou aiment simplement l'érotisme.

Une fois tout le monde arrivé et chaleureusement accueilli par Laslo et par les propriétaires de la Divine Alcôve, nous passons à table. Chacun découvre alors un petit sac rouge de cadeaux et souvenirs de cette soirée. Des places de spectacle, du parfum érotique, un loup noir, un porte-clé... et le sac se remplira au cours de la soirée !

L'intervention de Jacques-Olivier Liby commence. Il nous présente le Prix de la Nouvelle Érotique. Chaque année, la nuit du changement d'heure d'hiver, celle où nous dormons une heure de plus, les 300 concurrents inscrits reçoivent à minuit précise un thème, et un mot final. Ils doivent alors renvoyer leur nouvelle, répondant à ces deux critères, avant 7h du matin. Ils ont donc 8 heures de travail, et surtout de plaisirsss devant eux. Les participations sont anonymes, cachées derrière des numéros, pour ne pas influencer le jury. Ainsi tout le monde a sa chance, de l'amateur qui écrit pour lui son journal intime, aux célèbres auteurs bien connus dans le milieu de l'érotisme.
Je pourrai m'initier d'avantage aux histoires érotiques : on nous offre en avant-première " Ta maîtresse humblement, et autres nouvelles ". Le recueil des nouvelles finalistes du prix de l'an dernier. Le thème était " est épris qui croyait prendre ". Le mot final est " ricochet ". J'ai hâte de lire ce recueil !

Jacques-Olivier Liby débat ensuite avec nous de sa vision de l'écriture érotique. Je m'y connais assez peu, ayant plutôt l'habitude des récits factuels plutôt que des histoires, mais j'apprécie ces échanges passionnés entre les convives

Le délicieux repas est servi, et les discussions divaguent. Nous parlons de libertinage, de rencontres sexuelles et sensuelles, de nos goûts et couleurs. Nous échangeons nos adresses d'établissements libertins, ou d'hôtels envoûtants ( et là on se rend compte que certaines chambres ont vu passer la moitié des libertins de Paris ^^ ).

Avant le dessert, Flore Cherry lance un jeu de questions/réponses pour nous faire gagner des places au salon de littérature érotique qu'elle organise le 26 novembre.

La soirée se poursuit au bar, ou en changeant de place à table pour pouvoir discuter avec d'autres personnes. Nous sommes en milieu de semaine alors ceux qui habitent loin et travaillent le lendemain partent vers minuit. Nous resterons encore un peu, mais devons aussi être raisonnables.

Une proposition aussi indécente que décalée ( et que je n'avouerai jamais, ja-mais ! ) me fera offrir le livre-photos de soirées libertines de Ressan. Et soyons folles, un exemplaire aussi pour Avant Tureuse. Nous finirons la soirée en discutant avec lui, pendant qu'il nous les dédicace.



C'était un excellent démarrage pour les Festins de Sardanapale. Un intervenant passionnant, des participants conviviaux, un lieu cosy, intimiste et son repas délicieux, une pluie de cadeaux... Comme aux soirées Embrassez qui vous voulez, je reviendrai avec grand plaisir ! Bravo à tous !


Cette soirée vue par Clarissa Rivière, et par Avant Tureuse.


21 octobre 2017

La Divine Alcôve, bar-restaurant pour couples


Malgré de nombreuses invitations, je n'étais pas encore allée découvrir la Divine Alcôve, ce bar et restaurant pour couples ouvert depuis bientôt deux ans. L'idée de l'exclusion, plutôt que de la sélection des hommes seuls ne correspond pas à ma vision du libertinage pour tous. Ni à mes goûts personnels en matière de sexualité plurielle. Et les tarifs élevés de la carte me faisaient craindre une déception culinaire, pour des prix justifiés uniquement par un concept unique à Paris ( et en France ).

C'est à l'occasion d'une soirée organisée dans cet établissement, privatisé pour l'occasion un soir de fermeture, que j'ai pu visiter cet endroit. Agréablement surprise, je décidais d'y retourner deux jours plus tard pour le découvrir dans sa configuration habituelle de bar et restaurant pour couples.




Une entrée discrète dans un quartier agréable, l'accueil est très chaleureux. Nous sommes invités à laisser nos manteaux et à prendre place à table. Ce sont de petites tables alignées, les femmes sont sur la banquette, leurs compagnons sur des fauteuils face à elles.
Petit conseil : à la réservation demander une des deux tables qui sont en angle, pour être plus proches l'un de l'autre, et éviter cette fichue table qui vous sépare et vous prive d'une proximité si précieuse et excitante, nécessaire pour une soirée coquine.

Le gérant nous présente sa carte de cocktails d'une variété impressionnante, et qu'il peut adapter à la demande. Je lui ai fait part de mon goût pour les cocktails particulièrement sucrés, et son barman m'a concocté un mélange de fruits et de sirops bon comme un dessert !
Les entrées et plats nous sont détaillés, tous donnent envie, surtout les saveurs exotiques, lait de coco, curry, épices... Avec une mention spéciale pour la burrata crémeuse.

Le restaurant affiche vite complet, quelques couples sont même debouts au bar pour un verre en attendant qu'une table se libère pour dîner. A part un habitué à qui le jean est autorisé, tous sont sur leur 31, dress code de club, robe et escarpins pour les dames, tenue de ville en chemise pour les hommes. Plus tard dans la soirée les corsets et porte-jarretelles apparaitront au fur et à mesure que les robes tomberont. Un privilège réservé aux femmes, leurs compagnons doivent malheureusement rester habillés.

Nos voisins de table semblent tous être des habitués du libertinage, fréquentant clubs ou soirées privées. On échange nos adresses, nos expériences et anecdotes. Assez peu sur les pratiques de chacun, cela reste discret, comme à découvrir plus tard, si affinités ? Je n'ai pas vu de rapprochement entre certains voisins de table, peut-être des échanges de numéros ou de pseudos sur les sites de rencontres pour se recontacter ensuite ? Ou l'attente des danses qui peuvent suivre le repas devant le bar ?
Nos voisins comprennent vite que nous ne sommes pas là dans le but de draguer d'autres couples, eux-même d'ailleurs préfèrent aussi les ambiances mixtes plus débridées.

Le dîner est délicieux et se déroule au son d'une musique lounge qui évoluera progressivement vers une musique plus dansante. Deux ou trois femmes, venues en groupe avec leurs compagnons, investiront la barre de pôle-danse en lingerie.

Et cette fichue table qui nous sépare... Le repas terminé, l'envie de se rapprocher en devient frustrante ! Un court passage au bar pour pouvoir enfin s'embrasser, nous récupérons nos manteaux. Une dernière attention des gérants qui nous offrent un digestif pour l'anniversaire que nous fêtons ce soir là, et nous rentrons, profiter de nous, après cet excellent dîner.




Je suis maintenant rassurée sur les tarifs élevés de la carte : ils sont parfaitement justifiés par la qualité des cocktails et du repas, ainsi que par la convivialité des gérants.
La contrainte de devoir se déplacer pour poursuivre la soirée, avec ce " temps mort " qui fait retomber l'ambiance sensuelle et érotique créée pendant le repas, me fera privilégier la Divine Alcôve pour des premières rencontres organisées par recommandation ou par le net, plutôt que pour un before de soirée. L'idée de faire la connaissance d'une nouvelle personne, dans ce cadre inspirant, avec un repas délicieux, et l'opportunité de se revoir un autre soir me semble une parfaite utilisation de cet endroit.

En espérant un jour des soirées mixtes, un libertinage pour tous. Ainsi qu'un voiturier pour sécuriser l'arrivée d'une femme seule dans le cadre d'un RDV donné à l'entrée de l'établissement.
Je recommande également la Divine Alcôve aux organisateurs d'évènementiel qui recherchent un lieu cosy, un bar-restaurant de qualité, et un service aux petits soins.
Je souhaite une excellente continuation à la Divine Alcôve, et à très vite !

13 octobre 2017

" Les Divaslala " spectacle musical


Un vendredi 13, hasard du calendrier ou superstition positive ?

C'est au théâtre de Ménilmontant que vient d'avoir lieu la première représentation des Divalala. Un trio de chanteuses lyriques, des costumes à paillette, du rouge à lèvre très rouge, une dizaine de paire d'escarpins, des instruments de musiques originaux dont un looper ( il faudra que je vous parle de ma fascination pour le looper ), des idées folles, et une montagne de talent !
Les Divas revisitent des tubes de la chanson française et internationale, souvent a capella, en beatbox, ou en jouant elle-même de la musique. Sur le fil conducteur de " Casser la voix " dont on ne se lasse pas, ces célibatantes chantent les femmes ( femme, femmes... ). Elles nous font chanter, rire, battre le rythme, pour finir par une ovation de la salle debout lors du final. On danserait presque avec elles !

Un spectacle à voir jusqu'en février. Places sur Billetreduc. J'ai passé un si bon moment, j'y retournerai surement ! Avec vous ?







ps : si quelqu'un peut me donner le nom du chanteur affiché en portrait à 1:06, je ne devais pas être née... et je n'ai pas osé demander à mes voisins de fauteuil au théâtre pour ne pas enfoncer le clou du décalage générationnel ^^ merki !